Un soupçon de narcisse dans mon thé...

Un soupçon de narcisse dans mon thé...
Je nous vous souhaite pas le bonjour, ni la bienvenue.

Ce serait hypocrite de ma part.
Bonjour, certainement pas, puisque nos jours sont entièrement tournés vers nous-mêmes, notre nombril, nos petits ennuis et ne peuvent donc en aucun cas être "bons".
Bienvenue, encore moins, puisque vous quitterez très certainement cette page d'ici quelques minutes en pensant que je suis le dernier des cons.


Eh bien je vais vous rassurer : vous avez raison !

Du moins, vous avez réussi à m'en persuader. Je m'explique : Je suis né un beau matin de Juin 89, acclamé, adoré, dans les bras d'une mère aimante et d'un père bienveillant. Mes trois premières années furent, à l'instar des nourrissons japonais, les plus dorées de ma vie, bien que mon cadre de vie n'aie alors rien eu d'exceptionnel. Choyé, aimé, désiré, je planais en divinité indétrônable, à dix mille des gens, des merdes de chiens et pléthore d'autres saloperies.

C'est à mon entrée à l'école,donc à ma sortie du microcosme familial, que les choses se gâtèrent.
Malgré le fait que ma mémoire demeure intacte, je ne conterais ici que ma vie "grosso modo", le reste n'étant pas assez objectif et trop heureux pour vous le faire partager.
Or donc, lorsque je fus au contact de la populasse, on décréta, pour quelque obscure raison qui m'échappe encore, que j'étais un taré dégénéré, que je ne devrais pas exister. La marmaille, en bons futurs héros patriotes, se fit donc une joie de me "corriger", encouragés en cela par leurs imbéciles de parents.
Quoique, vu les rumeurs circulant sur moi, on ne pouvait que comprendre la terreur muette de ces braves moutons.

Une psychologue véreuse ayant décrété que j'avais un Q. I. hors-norme (148, pour une moyenne de 100, et je vous parle d'un TEST VERITABLE, pas ces pseudos-tests télévisés qui font passer des abrutis pour des intellectuels de premier ordre : au test M6, j'ai obtenu 187. . . ) me fit donc sauter des classes, dont le CM2, me projetant avec deux ans d'avance dans la jungle collégienne.

Ou l'infernale loi du plus fort faisait rage sous l'½il attentifs de pions sadiques défonçés à l'herbe.
Je fus chaleureusement accueilli : « on » me menaça et je fus contraint de faire pendant trois ans les devoirs de la moitié de mes camarades, faute de quoi j'étais roué de coups plus violents que ceux qu'on me distribuait généreusement d'aventure.
Nul au football, je reçus en cadeau de fin d'année l'ablation à coup de cailloux de mes deux incisives (pour les incultes : les deux grosses dents de devant . . . ) pour avoir manqué un tir. Point positif de l'histoire, je fus emmené à l'hôpital sans avoir besoin de passer par la case « vestiaire » ou l'atmosphère exécrable donnait une excuse hebdomadaire à chaque mâle présent pour me frapper, m'humilier ou tenter d'abîmer mon organe qui n'avait rien demandé.

Ces « jeux d'enfants », comme disait le directeur de l'établissement, un brave homme, perdurèrent jusqu'en Terminale S. Outre mes brillantes capacités à me faire enfermer dans les placards, renverser des poubelles sur la tête, étrangler avec une rallonge électrique, etc. . , j'obtins sans jamais avoir travaillé un Baccalauréat S avec mention. Cela représentait pour moi plus un certificat de délivrance qu'une clef vers un avenir incertain que je ne manquerai pas de louper.

Je laissai donc derrière moi les adorables jeunes gens qui m'ont fait don de ce cynisme qui jamais ne me quittera.


Mais POURQUOI J'AI RACONTE TOUT ÇA, HEIN ?

Pour me faire plaindre ? Oh, que non ! Vos pleurs sont hypocrites, de toutes façons. Je ne vous ai donné qu'un bref aperçu de mon enfance pour que vous sachiez à quoi vous en tenir : JE VOUS HAIS, JE VOUS MÉPRISE TOUS et ça me va comme un gant.
Ne vous attendez donc pas à trouver sur ces pages un vague éloge de mes « amis » ou une déclaration de joie : il n'y en aura pas.

Ce que je mettrai ici, ce sera juste des haines à votre égard, de la ranc½ur à l'égard des autres, du désespoir et du mépris envers moi-même. Car voyez-vous, à force de me répéter que je suis un monstre, un taré, j'en suis devenu un. Je suis un pur produit de vos esprits étriqués, je ne suis pas humain et tant mieux. Cela me dispense de toutes les conventions sociales, de ce répugnant masque de bonté qui colle à votre sourire faussement compatissant.
Vous m'avez montré très subtilement -ah, le pouvoir de l'ironie !- que je ne serai jamais partie de la société : alors en vertu de quoi me plierais-je aux dogmes d'un cercle dont je suis exclus ?



Je suis mesquin, misanthrope, asocial, laid, con, très con, très très con.
Je suis ignare, insensible, pervers, égoïste et vénal.
Je suis dépressif, déprimant.



Ben oui. Mais vous m'avez voulu comme ça.
Je suis le miroir de votre propre médiocrité.




PS : Ne venez pas m'abreuver de pitié, et fichez moi la paix avec vos "Tu veux être mon ami?", "Trop bien ton blog!!!!!!!!!!!!!!", "J'te défie!" ou autres ersatz de relation sociale insipides.

# Posté le vendredi 30 mai 2008 06:35

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 04:54

La couleur broie du noir !

La couleur broie du noir !
Vous voyez cette superbe chemise de créateur en soie ?
Elle vaut presque la moitié d'un S.M.I.C, c'est à dire votre salaire probable, mes chers amis.

Ce matin, j'ai fait dessus une tache bien grasse de foie gras, à l'apéritif. Du foie gras d'oie, bien sûr, pas le foie gras de canard de merde que vous achetez au supermarché du coin pour Noël ! Je l'ai même mouillée avec ce champagne grand cru que je ne bois que parce que je sais que vous n'en boirez jamais.

J'ai la flemme de la porter au pressing, de sortir ce coupé Porsche rutilant que vous convoitez... je vais la mettre à la poubelle. De toutes façon, elle est démodée, c'était la collection été 2007.

Que c'est bon d'avoir du fric à jeter à votre gueule! Je ne suis pas snob de nature, mais je dois dire que j'éprouve un plaisir orgastique à faire miroiter aux autres ce qu'ils n'auront jamais. Chacun son tour, pour les désillusions!

Vous, qui avez été l'un de mes bourreaux au Primaire/Collège/Lycée/Dans la Rue.... Vous dont je ne cite pas le nom parce que tout le monde s'en fout...

Voyez, admirez. Je claque chaque semaine l'équivalent du salaire paternel en fringues. Vous rappelez vous l'époque ou vous me tabassiez, me méprisiez parce que votre chemise valait 50 euros et la mienne 30 ? Eh bien maintenant c'est mon tour de jouer. Et j'y prends goût, figurez-vous. Vous m'avez détruit, mais ce qui est mon triste quotidien ne sera jamais que votre rêve.

Je vous rends la monnaie de la pièce. Pardon, du billet...

( Eh ouais, c'est ça, l'ironie du sort ! )

"Embrigadé(...) dans le tourbillon polycéphale des tentations ostentatoires, je suis la muse du Dieu Paraître sur l'autel de qui j'immole gaiement chaque mois l'équivalent de votre salaire."

Hell, Lolita Pille

# Posté le vendredi 30 mai 2008 08:15

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 04:55

Jamais deux sans trois...

Jamais deux sans trois...


Tentatives___



"L'amour est une catastrophe magnifique :savoir que l'on fonce dans un mur, et accélérer quand même."

Frederic Beigbeder


Y'a des jours, on se demande pourquoi on vit. On se meurt pour un autre. Pour un autre qui s'en moque. Je suis déjà mort deux fois. J'ai bien failli une troisième, grâce à toi. Ce qu'on est con quand on aime ! Te voilà heureux, c'est ce qu'il me fallait. Bonne route...

***

# Posté le vendredi 30 mai 2008 08:49

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 04:55

♡ ...Histoires d'amitié... ♡

 ♡  ...Histoires d'amitié...  ♡
A dix-neuf ans, je n'ai et n'aurais probablement jamais notion de votre soi-disant "préciosité de la vie".
A dix-neuf ans, je carbure au Caviar et au champagne, je ne sors jamais, et je n'ai (presque?) pas d'amis.

Et c'est tant mieux.


Car voyez-vous, le monde est bien vénal. On m'a rejeté étant gosse, mais aujourd'hui je suis vite apprécié, voire adulé, par les vagues "amis" qui m'escortent lorsque je daigne sortir. Qu'est-ce qui a changé? Rien.
Moi, je suis toujours aussi aberrant à vos yeux d'hypocrites, et je me fous toujours éperdument de vos existences. Simplement, nous avons grandi, nous avons mûri. Et nombre d'entre vous se sont rendus compte que j'étais un brave con bien naïf. Que je sais pardonner, et que je ressens parfois des sentiments. Mais aussi que j'ai du fric.

Alors là, forcément, ça devient plus intéressant. JE deviens plus intéressant.

Colliers en cristal Lalique, vêtements de luxe, maroquinerie, opéra ou alcools grands-crus... je ne lésine pas pour les quelques prolétaires désespérés qui tentent de me soutirer du pognon.
Les vieux pervers en manque vont voir une prostituée et monnayent leur plaisir. Pareillement, je monnaye mes ami(e)s, selon le fabuleux principe qui veut qu'un bel animal s'attire vite les faveurs des charognards. Sauf qu'en plus, je ne retire aucune forme de plaisir à votre fielleuse compagnie.
Je suis réduit à payer indirectement mes "amis", mais je dois vous avouer que c'est le cadet de mes soucis. Mieux vaut toucher le fond du grotesque que de rester à sa surface, c'est moins répugnant comme ça. Et puis, au moins, je fais des heureux.
Jusqu'à un certain point certes, puisque personne ne daigne appeler, qu'on me pose fréquemment des lapins, que je suis sans nouvelles de personne si je ne fais pas l'effort d'appeler, ou mieux d'envoyer un cadeau d'anniversaire/de Noël pour me faire excuser de n'avoir pas assez grillé mon compte bancaire à votre goût .

Rassurez-vous, mes bons amis : quand je serai sénile, encore plus chiant et encore plus con, mon testament ne vous oubliera pas... faites donc semblant de m'apprécier jusqu'à la fin, et vous pourrez enfin avoir de quoi acheter votre superbe Renault Clio sans recourir à des crédits fonciers.


Tout a un prix, à commencer par ce qui n'existe pas. Ça tombe bien, je peux tout acheter....




"Que vous sert, courtisane imparfaite,
De n'avoir pas connu ce que pleurent les Morts?
Et le ver rongera ta peau comme un remords."


Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal.

# Posté le dimanche 01 juin 2008 13:22

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 04:55

[ ♀ + ♂ = ♡ ] Histoires d' Asexualité [ ♀ + ♂ = ♡ ]

Puisque ma littérature de bazar nous a conduit sur les sentiers tortueux de la relation à autrui, nous allons poursuivre sur cette lancée...


***



Je ne compte plus le nombre de fois ou des pouffiasses imbues d'elles-même me déclarèrent leur flamme, dans le but évident de se faire entretenir, puisque je suis bien conscient que mon attitude est plus exaspérante que séduisante.
Ma délicatesse proverbiale me fit, le plus souvent, repousser l'intruse avec force délicatesse, afin de ne pas froisser ces jeunes "filles en fleurs" aux charmes aussi capiteux que vains. Néanmoins, suite à une recrudescence ces temps-ci de ces assauts "amoureux", je crois bon de déverser ici mon fiel et ma bile.

Il est inutile pour une fille de me jeter ses seins en pleine gueule pour des prétextes fallacieux, de venir se lover contre moi, ou autres simagrées destinées à tourner la tête aux érotomanes. La chair me répugne. La mienne, mais aussi la vôtre. Vous me donnez simplement envie de vomir. Ces orgies stupides de chairs fatiguées me sont une perspective des plus éc½urantes. Je n'aime pas les gens, hommes ou femmes, je vous hais pour l'immense majorité. Je n'aime pas le sexe, que je n'ai jamais pratiqué, ni seul, ni à deux, ni à plus. Ça ne me manque absolument pas, et j'en ai singulièrement marre d'entendre qu'il est "scandaleux" d'être vierge à dix-neuf ans.

Pour information, je n'ai aimé qu'une personne, que je n'ai jamais connue physiquement, et ma vie sentimentale s'arrête là. Je ne toucherai jamais une femme. Ni un homme d'ailleurs, au cas ou un gigolo en devenir s'intéresserait à moi.

Je ne ressens, au demeurant, aucun désir physique, aucune envie de chair. J'ai récemment mis un terme à dix-huit mois d'amour et de passion pour l'inaccessible et l'enviable. J'aurai tout fait pour lui, tout donné, tout essayé. Mais je l'aimais trop pour ne pas lui laisser sa liberté. Plutôt souffrir en secret que se galvaniser de bonheur en le sachant enfermé dans la prison métaphysique de la relation amoureuse.
Ne reste que compassion à son endroit. Je lui souhaite juste d'être heureux, libre. S'il me le demande, je l'y aiderai. Peu importe qui il élit, tant que cela fait sa joie. . .

Les seules envies charnelles de ma personne sont des pulsions, des envies liées à un passé douloureux. La beauté des corps, la fermeté des chairs, la courbure anatomique. Curieusement, seules les élégies masculines font l'apanage de ces terribles compulsions. Terribles, oui. Car du désir qui transparaît en moi, il ne reste qu'une envie destructrice. « En haine de la beauté », à l'instar du bonze Mishima (Le pavillon d'Or), je ne m'éprends de la beauté que lorsque survient la possibilité de la détruire. La sublimation est le sublime dans l'imminence de l'anéantissement.

Ainsi, les seules onces de plaisir physique de ma double personne sont des fantasmes, des hallucinations morbides mêlant destruction, torture . . . et vengeance. La perfection dans l'Horreur. Dans mon passé, je me suis épris de l'un de mes détracteurs, un garçon terriblement beau, qui seul, était à l'origine de l'apartheid dont j'étais la victime. De nos jours encore, je me complais à lacérer son visage, dessiner sur sa viande musclée de sanglantes arabesques, témoins de la souffrance qui me fût infligée autrefois. A travers mes rêves, mes envies et mes chimères, je renvoie sur lui les humiliations de mon enfance. J'aime me repaître de sa douleur fantasmée, lorsque je lui arrache les dents pour les lui planter dans l'½il, lorsque je tente de l'électrocuter avec ces mêmes rallonges électriques dont il se servait pour m'étrangler, des années auparavant.


Fantasme . . . mais jusqu'à quand ?

Même si je connais, l'amour, il est donc impossible de l'amalgamer de plaisir physique, dans la mesure ou cela équivaudrait à détruire celui qui me porte aux nues. Soit j'aime, soit je désire, mais jamais les deux. Je suis donc condamné à la solitude sentimentale, dans la mesure où vie de couple signifie désir, de nos jours du moins.
Néanmoins, si l'Amour est pour moi un phénomène rarissime, le désir l'est plus encore, mon désarroi n'en est donc que plus profond.

Je suis un bourreau sentimental, tortionnaire du c½ur et des chairs.

Je suis un monstre.


***


"Le péché est une maladie, le repentir est un remède, l'abstinence est une guérison."

Hazrat Ali

[ ♀ + ♂ = ♡ ]  Histoires d' Asexualité [ ♀ + ♂ = ♡ ]

# Posté le dimanche 01 juin 2008 14:55

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 04:55